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Batz-sur-mer : La grande marée montante

Marée montante, festival intimiste, jovial, généreux, co-organisé par la mairie de Batz et l’association nazairienne LMP musique a été une vraie réussite. Il se démarque justement par ce côté familial et soft.

« C’est une troisième édition réussie » déclare Didier Hayère, (adjoint en charge du tourisme et de la culture) « de par la qualité des spectacles ». « Nous étions dans le cadre d’une convention de trois ans (avec LMP musique de St Nazaire) et c’est la première fois que l’on a réuni toutes les conditions pour tester de la viabilité de l’événement ; en ce sens, c’est un succès » renchérit Frédéric Sauton du service communication de la Ville.
Un succès, malgré la concurrence des villes voisines, remarque-t-il : « Il y avait le Night & Bay à la Baule, les Celtiques de Guérande et le cirque au Pouliguen ; donc en terme de fréquentation et de succès populaire, nous sommes très satisfaits ».
 

Un bilan souriant

L’objectif reste de se démarquer et de rester dans des petites jauges. Dommage peut-être au regard des prestations excellentes des artistes programmés.
Certes, le choix est de privilégier des talents régionaux confirmés ou qui montent en puissance comme Manon ou Liz Cherhal pour que le festival reste en adéquation avec les lieux des spectacles. Car le « Zénith » de Batz-sur-mer, c’est la chapelle du Murier, voire l’esplanade du kiosque du Petit bois. On comprend mieux que l’on ne peut pas ou tout simplement qu'on ne veut pas déplacer les foules, « D’autres font cela très bien ».

Marée montante commence à s’inscrire dans le paysage

L’association LMP est également très satisfaite de cette édition. « Tout s’est très bien passé, il a fait beau et on a pu jouer les trois jours. C’est la première fois que le festival se déroule dans les conditions prévues : sans pluie, sans déplacement de scène ou sans annulation », explique Muriel Bousseau, directrice de LMP.
D’autant qu’en plus du soleil, le public a été au rendez-vous : 300 à 400 personnes les deux après-midis avec Rayonnante, la plus petite roue de l’univers, une centaine de personnes pour Grupetto, environ 300 pour Liz Cherhal, 300 pour Manon et Anda, et 500 à 600 pour la fanfare Zikabilo. Une nette amélioration par rapport à 2011 où un concert avait été annulé.
« Ce qui nous fait aussi plaisir, c’est que le public vient maintenant pour la programmation, et pas seulement par hasard. Ça montre bien que Marée Montante commence à s’inscrire sur le territoire » ajoute Muriel Bousseau.
On peut imaginer que Marée Montante sera reconduit ?
« C’est en réflexion », nous dit Didier Hayère, « Nous allons faire un bilan en octobre en mairie avec LMP musique, voire comment envisager les années à venir. La formule nous plait, reste à l’améliorer. La décision sera prise dans le courant du mois d’octobre ».
« Ce qui sera déterminant, c’est la décision budgétaire. Il faut savoir que le budget global pour toutes les animations de la ville, des expos, au feu d’artifice ou le téléthon et le marché de Noël est de 60 000 euros ; Marée montante a coûté 27 000 euros ».
Ainsi Liz Cherhal est venue sur un set particulier avec un musicien « parce qu’en formation normale, on ne peut pas se la payer ».
 

Jouer le décalage

« Nous sommes enclins à continuer, le concept doit encore évoluer, car nous sommes un jeune festival » souligne encore Fréderic Sauton. « L’une des idées du concept était de proposer des choses en décalage comme des fanfares pour attirer de nouvelles personnes que ne seraient pas forcément venues à Batz-sur-mer. Et on a réussi, notamment sur le concert de Zikabilo où on a remarqué des jeunes et des têtes que l’on n’a pas l’habitude de voir dans notre station familiale ».
Vous voulez rester dans une politique de gratuité totale ?
« Oui, c’est la règle en la matière, des exceptions toutefois au niveau de l’OT, comme pour les balades contées. Mais, si on instaure un tarif (très modique) ce n’est pas pour gagner de l’argent ; c’est tout simplement pour limiter le nombre de personnes ».
« Pour qu’un spectacle soit payant, il faut être très installé et reconnu à l’image des Nuits Salines. Eux, ils ont 21 ans d’existence, il y a des gens qui prennent des vacances pour y assister. Regardez les Terres Blanches, faire du payant avec une grosse programmation, ce n’est pas simple ».

Retour sur la Marée Montante

Rayonnante : la plus petite roue de l’univers rentrait dans le cadre des animations bon enfant, des vieux souvenirs d’autrefois, ne manquait que l’orgue de Barbarie remplacé ici par un « électrophone » avec disque vinyle.
C’est la chorale Grupetto qui a entamé le festival. Du chant Croate à Claude François en passant par les berceuses anglaises, un répertoire complexe et décalé avec quatre chanteurs complètement à l’Ouest.


Le coup de cœur du festival Didier Hayère : Liz Cherhal (On s’en doutait un peu…) « Pour moi, c’était la tête d’affiche » conclut Frédéric Sauton.

Pratique :
http://www.lmpmusique.fr
 

Auteur : JRC-AP | 14/08/2012 | 0 commentaire
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