Le Croisic Infos

Conseil municipal : la sem récolte

L'ambiance était presque détendue ce lundi soir au Croisic pour le conseil municipal. Peu de sujets brûlants et une communication optimiste du directeur de la Saem (société anonyme d'économie mixte) des ports en étaient peut-être la raison.
1er bon résultat de la saem
1er bon résultat de la saem

Michèle Quellard, maire du Croisic a proposé avant l'ouverture, une communication de MaxPalladin directeur de la saem des ports concernant le premier bilan et les actions en cours.

Le premier exercice

« C'est avec plaisir que je présente le premier exercice clos en décembre 2011 (la saem a été créée en juillet 2010) ».
Il est réussi «puisque nous dégageons un bénéfice de 300 000 € avant impôt. Les ports ont bénéficié d'une bonne activité pêche. Il faut aussi souligner le bon transfert puisque le conseil général a pris à sa charge 60 % des investissements et 40 % des amortissements».
Les résultats sont présentés pour les deux ports ensemble, mais globalement les deux ports sont à l'équilibre.
 

Garder la criée

Une priorité était de conserver la criée du Croisic et pour cela confirmer l'agreement sanitaire. Cela suppose la modification des installations mais aussi des comportements humains.
L'investissement total de réhabilitation est d'environ 550 000 €, avec les grands postes suivants :
- la halle de vente a été fermée car trop exposée aux éléments extérieurs.
- la balustrade a été fermée aussi pour éviter les chutes d'objets mais en utilisant des baies vitrées pour pouvoir continuer de faire visiter la criée.
- la zone détail a été supprimée pour éviter du stockage au chaud après la vente
- deux boxes ont été fermés et climatisés pour servir de chambres de préparation et réception de commandes avec deux sas de charge pour l'approche des véhicules.
- une nouvelle machine à laver les bacs a été acquise (un seul opérateur pour laver 500 à 600 bacs/heure – 200 000 €)
- le système informatique permet la vente par internet(85 000 €)
- les bornes d'accès sécuriseront la criée.
« Nous avons eu les agréments pour obtenir des subventions ».

Mais précise Max Palladin, « il ne faut pas oublier que chaque année est différente ».
Ainsi en ce moment c'est la seiche qui est débarquée au Croisic et vendue àla Turballe qui est la deuxième espèce en valeur et en tonnage, alors que pour la pêche de la langoustine est décevante.
Fin juin le Croisic est en progression de 5 %. Moins de tonnage, mais de meilleurs prix. « Le but c'est de ramener des acheteurs ». La vente par internet, juste installée, est un de ces moyens. Par exemple il y a deux mois une grande surface de Pamplune (Espagne) a commandé 700 kg de poissons et coquillages. Un bon début.
« Avez-vous un commercial pour faire de la recherche de marchés ? » demande Thierry Blanchet (opposition).
« Cela se fait en pêche industrielle pas en pêche locale. Nous faisons un essai pour placer les produits, pas pour faire venir des bateaux. Avec des groupes comme Métro par exemple qui fournissent la restauration ».

Le dragage

Il sera nécessaire de draguer le port dans une dizaine d'années et les coûts seront d'autant plus élevés que les boues polluées devront maintenant être traitées à terre. Les tarifs du port de plaisance ont été relevés pour constituer des provisions. Ils ont provoqué des remous. Les provisions seront adaptées suivant les analyses effectuées. Un lot de prélèvement dans le bassin de la petite chambre est en attente de résultats.

45 m de ponton

Une mauvaise surprise : les massifs mal dimensionnés au départ entraînent une facture triplée en ce qui concerne le béton pour le nouveau ponton. Le chantier a été retardé mais l'installation se fera sous quelques jours.

La mise à l'eau payante

Pour «éviter la gestion anarchique de l'été et assurer la sécurité » à la cale de mise à l'eau est devenue payante. «C'est pratiquement la dernière gratuite».
Les tarifs ? Entre 4 et 10 €.
Un tarif spécial Croisicais ? « On y réfléchit peut-être autour de 2 € avec une carte annuelle ». On veut éviter aussi « les cartes cachées sous les cailloux ».
voir article : http://www.lecroisic-infos.fr/pour-mettre-a-l-eau-son-bateau-va-falloir-payer-2-37-661.html
 

« Ce sont nos produits ! »

Max Palladin explique que plutôt que d'installer un label, ce qui est long et coûteux la saem a choisi d'utiliser le chapeau « Produit en Presqu'île de Guérande » proposé par la toute récente association de promotion.
(voir http://www.guerande-infos.net/naissance-d-une-association-de-mise-en-valeur-des-produits-25-52-662.html
L'idée est de valoriser le produit, l'origine, le savoir faire et d'utiliser une locomotive
Pour Bernard Cambier, (opposition) « Produit en Presqu'île de Guérande est une absurdité ».
« Mais enfin Guérande ce n'est pas la pêche ! » « Que Guérande ait le sel, tout à fait d'accord les paludiers ont travaillé pendant plus de dix ans pour cela, ils ont réussi, et tant mieux, mais la pêche n'a rien à voir avec Guérande. Il faut une étiquette « Le Croisic- La Turballe » une identification forte d'origine.».
L'opposition insiste pour dire que la municipalité aurait dû appuyer une opération d'identification, financer un label « Le Croisic ». « Si l'ancien maire était resté au Croisic les produit ne s'appeleraient de Presqu'île de Guérande». Michèle Quellard ne bronche pas. Gérard Lecam monte en défense.
Françoise Thobie « tout va être concentré sur Guérande, et Guérande travaille avec la Baule ». « Ce sont nos produits, pas ceux de Guérande ! ».
Diplomate et toujours pragmatique le directeur indique que « si dans un an il n'y a pas assez de résultat, il sera temps de revoir, mais pour l'instant on essaye, ce n'est pas cher. Ce seront toujours « les langoustines du Croisic » ou « l'anchois de la Turballe ». « Cela a permis de contacter des grandes surfaces qui pourront aider à absorber les pics de productions notamment en crustacés et coquillage. Cela sert à créer un réseau, il y a une volonté d'avancer à plusieurs ».
 

Félicitations !

Les membres de l'opposition aussi, se félicitent des résultats même si bien sûr tout le monde sait que l'activité pêche est toujours fragile et qu'on peut s'inquiéter au sujet de l'avenir.
Mais le directeur le dit « Il faut investir, même les grands ports comme Lorient qui sont pourtant en difficulté, le font. Il est important de se  donner des outils ».
« Alors on continue ».
La prochaine étape c'est l'obtention de l'agrément sanitaire début septembre.

 

Auteur : LY | 03/07/2012 | 2 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 04 juillet 2012 à 06h54 par Clyde, Le Croisic
En réfléchissant à un tarif attractif pour les utilisateurs Croisicais ( il faudrait associer Batz ), il aurait fallu également réfléchir aux conséquences de la création d'un parc à remorques sur le parking du 8 mai.
La théorie c'est bien, mais la pratique c'est mieux.
( sauf mauvais temps, diminution du nombre d'utilisateurs etc...)
Actuellement, tout le monde peut vérifier, 4 allées de circulation du parking sont condamnées par l'emplacement de la fête forraine.
Devant la barrière d'entrée du parc à remorques, il suffira de 3 ou 4 utilisateurs pour bloquer 50 metres d'allée de parking et donc les places associées, entrainant des désagréments pour les utilisateurs du parking ayant leur voiture stationnée à ces endroits.
Pourquoi une file d'attente devant la barrière, tout simplement par le fait des manoeuvres imposées par un parc à remorques pour mettre son bateau à l'eau mais surtout le ressortir de l'eau.( voir commentaires dans cale payante )
Je n'ai toujours pas compris, comment entrer dans ce parc avec son véhicule uniquement pour remonter son bateau et éviter cette file d'attente. Il faudra bien pourtant que l'on puisse facilement remonter son embarcation pour permettre aux autres de descendre leurs bateaux. Complications en perspectives.
Pour un bon fonctionnement à l'intérieur de ce parc il faut qu'avant son ouverture les 34 places soient traçées au sol et les anneaux pour sécuriser les remorques soient en place.
Je ne doute pas que cela soit fait!!!
D'une maniére ou d'une autre, il faudra un jour repenser ce parking en y intégrant un parking pour voiture et remorque et libérer au maximun les allées de circulation.
Je n'ai même pas evoqué les jours de marché ou autres événements.
Je ne connais pas beaucoup de parking ou l'on bloque plus de 60% des voies d'accés en période estivale.
#2 - Le 04 juillet 2012 à 14h21 par Clyde, Le Croisic
Il serait important de signaler la présence de trous assez profond sur la cale ( je suppose pour recevoir les futurs pontons ).
En effet, lors de la montée ou de la descente des eaux, ces trous peuvent être légérement recouvert par une eau trouble, pouvant entrainer des chutes pour les adultes ou les enfants descendants d'un bateau par exemple.
Surprenant!!!!!

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