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La journée internationale de la femme avec « Le Croisic solidaire », mardi

Comme chaque année, l’Association « Le Croisic Solidaire » célébrera la Journée internationale des Femmes, par la projection, le mardi 8 mars, d’un film documentaire de 50 minutes, « Encore elles ! », suivi d’un débat animé par Evelyne Rochedereux.

 « 40 ans après la naissance du MLF, qui sont les féministes d'aujourd'hui ? » A l'appui d'archives inédites, "Encore elles !" réalisé par Constance Ryder et Josiane Szymansky, relate l'histoire d'un mouvement qui n'a pas fini d'étonner. Pour la première fois à l'écran, les militantes d'hier et d'aujourd'hui se découvrent. Du droit à l'avortement au port de la burqa, en passant par les discriminations salariales, les combats des femmes font plus que jamais l'objet de débats passionnants. Ce documentaire a été diffusé sur France 3.
Quarante ans après la naissance du Mouvement de Libération des Femmes, si des avancées sont réelles, il reste beaucoup à faire. Les inégalités salariales persistent, les femmes font toujours l'essentiel des tâches ménagères et l'accès à l'avortement est régulièrement remis en cause. Qui sont celles qui se battent aujourd'hui ? Que sont devenues les militantes des années soixante-dix ?
S'appuyant sur un fond d'images d'archives très riche, les réalisatrices relatent, sur un ton très personnel, la trajectoire d'un mouvement unique dans l'histoire, le MLF des années soixante-dix. Pour la première fois à l'écran, les militantes d'aujourd'hui rencontrent celles d'hier et constatent que leurs actions s'inscrivent dans la continuité du combat mené par leurs aînées.

40 ans de féminisme
 
Partant de la fin de la décennie 1960, le film évoque la réalité sociale peu enviable des femmes mariées, le plus souvent économiquement dépendantes. L'année même où le député gaulliste Lucien Neuwirth propose une loi qui va libérer l'accès à la contraception, Michel Debré, alors Ministre de l'Economie et des Finances, somme les femmes d'avoir une progéniture nombreuse !
Les événements de 1968 seront l'occasion pour quelques féministes pionnières de se réunir pour analyser leur oppression spécifique. Elles ne vont pas attendre que "la lutte des classes donne lieu à l'émergence d'un monde nouveau" pour agir de leur côté. Elles préfèrent, pour aller plus vite, s'inspirer du modèle américain, et d'un mouvement baptisé le "Women's Liberation Movement".
La première des actions médiatiques du MLF a lieu le 26 août 1970. Neuf femmes (parmi elles Christiane Rochefort) tentent de déposer sur la tombe du Soldat Inconnu sous l'Arc de Triomphe, une gerbe pour honorer la mémoire d'une personne "encore plus inconnue" que le Soldat : sa femme. Elles sont immédiatement embarquées par les forces de l'ordre.

Le droit à l'avortement, le combat fondateur

Dès 1971, elles seront 4 000 à manifester pour le droit à l'avortement et la contraception libre et gratuite. C'est ce combat qui va véritablement fonder le MLF et l'ancrer dans la maturité politique. Simone de Beauvoir, Delphine Seyrig et Gisèle Halimi s'associent au mouvement et vont lui servir d'étendard. La France entière prend conscience.
Interviewées aujourd'hui, les militantes de l'époque livrent à la jeune génération non seulement leurs souvenirs mais aussi une réflexion sur le monde actuel. Le spectateur feuillette avec elles les thèmes majeurs du mouvement aujourd'hui : violences faites aux femmes, inégalités salariales, sous représentation dans les fonctions de direction, remise en cause du droit à l'avortement, port du voile intégral,etc.
Mais ce qui frappe le plus, c'est cette image d'une époque où il était facile d'être joyeux, d'avoir confiance en l'avenir ! Ensemble, les femmes affrontaient les questions les plus dures, mais elles chantaient aussi, elles dansaient, elles riaient et elles pensaient pouvoir changer le monde. Elles l'ont changé, à n'en pas douter, mais leur combat est loin d'être achevé. Il reste beaucoup à faire.

Mardi 8 mars, à partir de 19 heures 30, présentation, puis film à 20 heures, à la Salle des Fêtes du Croisic.

Auteur : YD | 06/03/2011 | 3 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 07 mars 2011 à 15h37 par  louise rollando, Le Croisic
La journée internationale de la femme ou même des femmes...ça ne fait toujours pas le compte puisque 1/265 = 3,7 millième au lieu des 500 millièmes en tenant compte de l'égalité hommes/femmes ....
Le titre serait plutôt :
la défense des droits des femmes tout au long de l'année jusqu'à un équilibre plus juste et équitable entre toutes et tous !

en tout cas, il faut des jeunes femmes pour reprendre le flambeau et poursuivre cette belle histoire !

rendez vous demain à la salle des fêtes du CROISIC 19h 30
#2 - Le 09 mars 2011 à 21h44 par louise rollando, Le Croisic
les années passent vite... mais elles font tout de même 365 jours !
alors rectification : 1/365 = 2,7 millièmes pour les femmes....ce qui est très peu par rapport aux 364/365 = 997,2 millièmes pour les hommes...

il y avait quelques jeunes femmes qui sont intervenues dans le débat très intéressant.
#3 - Le 10 mars 2011 à 16h44 par Mégane Téron, Pornichet
Madame Rollando,

j'ai bien peur que les choses ne se soient détériorées depuis les années soixante-dix, époque de quelques grandes militantes historiques, et pas seulement à cause des hommes.
Quand on voit certaines publicités, quand on lit sous la plume d'UNE JEUNE journaliste présentant deux autres JEUNES femmes que celles-ci "se veulent féminines mais pas féministes" (sic), on se demande ce qui s'est passé et comment une telle régression dans les mentalités à pu se produire.
A croire que les quelques progrès obtenus par les "anciennes" sont jetés aux orties par la nouvelle génération.

Pas de quoi être optimiste, en fait.

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