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La première éolienne flottante sera installée dans quelques jours au Croisic

Inaugurée à Saint-Nazaire ce vendredi, la première éolienne flottante en France sera installée au large de la côte du Croisic.
L'éolienne flottante dans le port de Saint-Nazaire
L'éolienne flottante dans le port de Saint-Nazaire

Cette éolienne a été conçu par la start-up française Idéol et construite par Bouygues.

Après quelques mois de construction dans le bassin de Penhoët (Saint-Nazaire), la fondation flottante qui équipera la première éolienne en mer en France a été mise à l’eau. L’ensemble solidaire de trois barges sur lesquelles a été construite la fondation flottante, a en effet été remorqué jusqu’à la forme Joubert, cale-sèche marquant l’entrée du port de Saint-Nazaire. C’est là qu’après immersion des barges, la coque en béton est entrée en flottaison de façon parfaitement contrôlée. Elle a ensuite été remorquée vers le Quai des Charbonniers ou ella a reçu avec succès le mât et l’éolienne avec ses pales.

Le système d’encrage a été installé au large du Croisic pour pouvoir accueillir l’éolienne dans les prochains jours.

Les missions d’Ideol concepteur du projet :

Concevoir, fournir, installer et assurer la maintenance de fondations flottantes pour l’éolien en mer.

Démontrer la pertinence de la technologie et promouvoir plus largement l’éolien en mer flottant.

Apporter expertise en ingénierie de conception et d’installation sur le marché des énergies marines.

13/10/2017 | 5 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 23 octobre 2017 à 16h33 par Jean C GUYARD, Le Croisic
Le coût total de l'aventure nommée "Floatgen" est estimé autour de 40 millions d'euros (M€), dont la moitié pour l'éolienne elle-même . L'autre moitié se répartit entre le flotteur en béton, les divers raccordements et les ancrages. Le projet bénéficie d'une subvention de 10 M€ apportés par l'Union européenne, et de 8 M€ par le Programme d'investissements d'avenir de l'État.
En clair, près de la moitié du coût prévisionnel de ce projet est financé par les impôts des Français alors que les principaux bénéficiaires sont étrangers (allemands et danois).

Bien que cette éolienne de 140 mètres de haut en bout de pale soit censée alimenter de 2000 à 4000 foyers selon les sources, qu'en est-il exactement ?

Tout d'abord, les jours sans vent, ce qui arrive aussi de temps à autre en mer au large de Saint-Nazaire, cette éolienne n'alimentera strictement personne.

Ensuite, ses concepteurs annoncent un facteur de charge prévu de 32%. Donc cette éolienne est censée fonctionner un jour sur trois à sa puissance nominale. Et ce chiffre est optimiste puisque même en Ecosse (où il y a beaucoup de vent…), les éoliennes atteignent à peine ce rendement (le parc de Robbin Ring atteint 30%).
Mais admettons. La puissance de l'éolienne étant de 2 MW, la production annuelle serait d'environ 5600 MWh.
Pour produire autant de MWh que le futur réacteur nucléaire EPR de Flamanville (11 millions MWh par an, même s'il n'y a pas de vent ni de soleil), il faudra plus de 2000 éoliennes "Floatgen" pour un coût de 40 à 80 milliards d'euros ! Le coût pourrait être divisé par deux par un effet d'échelle. Mais même en divisant par deux... le prix du kilowatt-heure payé par le consommateur augmentera rapidement.

Enfin, cerise sur le gâteau, la production de cette machine sera officiellement achetée obligatoirement à 240 €/MWh (!)… quand elle produira, soit six fois le prix actuel du marché qui est d'environ 40 €/MWh. Là encore, la différence sera payée par le consommateur / contribuable via une taxe (la Contribution au Service Public de l'Electricité, CSPE) sur sa facture d'électricité.

Avec ce prix d'achat préférentiel (et démentiel) de 240 €/MWh, pourquoi faut-il encore des subventions pour la construction ?
#2 - Le 30 octobre 2017 à 13h42 par Robert, Le Croisic
M. GUYARD,
il semble que vous soyez très fort en chiffres. Pouvez vous nous préciser la chose suivante.
parmis les centrale nucléaires en exploitation, une 1/2 douzaine doivent fermer dans les 10 ans.
1 - qui portera le coût de leur démantèlement : EDF, l'état ? (en d'autres termes : le contribuable ou le consommateur ?)
2 - pour une centrale, quelles sont les valeurs et les répartitions de ces coûts :
* le démantèlement du bâti
* le démantèlement des déchets dangereux et radioactifs
* le stockage pour TRES longtemps de ces déchets sous TRES hautes surveillance
* la surveillance de ce qui ne sera pas démantelé et qui occupera pour TRES LONGTEMPS des terrains irrécupérables (radioctivité résiduelle encore importante)
* ....

Nota : le réacteur "Superphoenix" 10 ans après son arrêt ..... nous coûte encore très chère....."Jean-Bernard Lévy, a chiffré la facture totale du démantèlement de ces installations à 60 milliards d’euros"....
D'après vous, Hausse d'impôt ou hausse de facture EDF....... ??? De combien ???
#3 - Le 31 octobre 2017 à 18h29 par Jean C GUYARD, Le Croisic
Robert, permettez moi de vous appeler par un prénom, puisque vous vous protégez derrière votre écran.
Nous avons eu l'électricité la moins onéreuse et la moins polluante, nous allons vers l'énergie la plus cher et la plus polluante (une éolienne sans vent oblige (comme nos voisins) à démarrer des centrales au charbon ou au gaz) .
La construction de nouvelles centrales nucléaires, malgré les coûts de démantèlement, serait pourtant la seule solution si vous voulez garder votre confort et conserver notre planète.
#4 - Le 02 novembre 2017 à 08h40 par Robert, Le Croisic
A M. GUYARd,
Cela ne répond pas à ma question....

Combien d'euros pour le nucléaire en intégrant tout ces éléments ?
Sachant que concernant la pollution ?? il faut aussi penser moyen et long terme...
Vous devez avoir des enfants et des petits enfants... et que leur avenir vous intéresse, ou du moins je l'espère...

Cordialement
#5 - Le 08 novembre 2017 à 22h30 par collas, St Prouant
Du vent 1 jour sur 3... donc une production pas forcément quand on en a besoin.. il faut stocker la production mais pas en électricité car pas possible pour le moment... Supprimons les Câbles 225 000 volts qui envoient la production électrique à terre et transformons l'électricité produite au large en Hydrogène que des méthaniers viendraient collecter pour alimenter la centrale électrique au Gaz de Montoir de Bretagne.... alors là, je dis oui à l'éolien flottant en oubliant le prix de revient et de maintenance...

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