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La Société Bourdic : le sel naturel comme marque de fabrique

Une histoire de père en fils, c’est ainsi qu’a commencé l’aventure de la société Bourdic qui se situe à Batz-sur-mer. Entreprise artisanale, la société Bourdic propose une gamme de produits de terroirs de la marque « Le Paludier ». Elle est le premier récoltant a s’être implanté en diététique et biologique. Focus sur une entreprise locale qui vient de voir partir en retraite deux de ses salariés après 42 et 43 ans de service.
GisèlePivault-GerardBarral-MaryvonneClavier
GisèlePivault-GerardBarral-MaryvonneClavier

Le 15 décembre, Gérard Barral, Directeur de la société Bourdic, a tenu à « marquer le coup» pour le départ de deux de ses salariés. L’occasion de revenir sur le travail de la société, fleuron des entreprises de sel de Batz-sur-mer. Giselle Pivault et Maryvonne Clavier auront passé toute leur vie professionnelle au service des paludiers après 42 et 43 ans au sein de la maison Bourdic. Rentrée le 31 janvier 1968, habitante de Batz-sur- mer, Gisèle Pivault a commencé sa carrière comme conditionneuse. Comme elle le souligne « moi j’habitais Batz-sur-mer, mais à l’époque il y avait de nombreuses personnes de la commune avec moi, beaucoup d’entre nous étaient les enfants de personnes ayant déjà travaillé dans la société ». En 1987, à l’occasion d’un remplacement, elle gardera son poste aux machines et à la préparation. Quelques années plus tard, elle devient comme Maryvonne chef d’équipe. Elles travailleront toutes les deux sur les machines en relation avec le personnel et les commandes. Aujourd’hui, Gisèle nous confirme que « c’est encore un peu dur, ça manque un peu de plus voir les collègues ; ça fait bizarre ». Les souvenirs qu’elle garde sont riches de 43 ans d’expérience « l’entreprise, je la connais par cœur. J’ai vu plusieurs patrons se succéder. Bien sûr il y a eu les mauvais moments, quand on voit ses collègues partir parce qu’il faut licencier, c’est toujours difficile. Mais je garde beaucoup de bons moments. Et puis nos relations avec notre dernier chef d’agence étaient plutôt bonnes ». Les projets à venir ? Gisèle pense à se poser, s’occuper de ses petits-enfants. Prendre le temps qu’elle n’avait pas et se rendre disponible. Reste à Gérard Barral à retrouver aujourd’hui de nouvelles personnes pour l’atelier de conditionnement essentiellement représenté par un personnel féminin.
La société Bourdic est une entreprise artisanale qui emploie 12 personnes et fait aujourd’hui un chiffre d’affaires de 2,79 millions d’euros par an. Elle travaille avec 70 paludiers de la Presqu’île guérandaise dont les 2/3 se situent sur la commune de Batz-sur-mer. En terme de production, cela représente à peu près 2 500 à 3 000 t de sel par an. La société fait 50 % de son chiffre d’affaires au niveau national et 50 % au niveau international. Elle exporte son sel dans de nombreux pays comme le Japon, le Canada, l’Italie, l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Corée, les USA, l’Australie, le Brésil…Depuis peu, elle vient de trouver un nouveau marché sur le territoire d’Israël où elle propose un sel casher, pur à 100 % sans additif. La Maison Bourdic qui fait partie du groupe Salins, principal salinier européen est présente sur les marais salants de Guérande depuis les années 60. Aujourd’hui, elle possède 10 % des marais qu’elle met à disposition pour les paludiers indépendants, cela représente à peu près 1 300 œillets exploités. La société Bourdic avait surtout commencé son activité par la vente de gros sel auprès des commerces locaux et régionaux avant de lancer sa gamme « Le Paludier » certifiée par Nature et Progrès.
Quand on lui parle de développement à l’horizon 2012/2013, Gérard Barral souligne que « Nous souhaitons aujourd’hui augmenter notre capacité de stockage. Depuis 2004, nous avons investi près d’un million d’euros dans les bâtis. Nous possédons le bâtiment de la cathédrale et un autre local qui nous permet d’avoir un stock avec deux ans d’avance ».
À la question, « est-ce que la crise ainsi que toutes les nouvelles normes d’hygiène impactent les ventes et la consommation de sel ? », Gérard Barral répond « le secteur du sel de Guérande est un secteur de sel d’origine ce qui fait qu’aujourd’hui on achète un peu moins mais mieux pour un particulier. C’est surtout avec l’industrie agro-alimentaire que cela pose problème car elle sale beaucoup moins qu’avant donc effectivement on voit un recul à ce niveau-là ». Un autre phénomène apparaît également c’est le développement de la restauration collective qui va avec la diminution de la cuisine dite « maison ». Pour pallier ce problème, la société a développé de plus en plus de nouveautés notamment sur tout ce qui concerne les sels aromatisés. « Pour nous ce qui est intéressant c’est de faire valoir le sel de Guérande ».


Le saviez-vous ?
Les premiers marais salants ont été inventés par les Romains sur le pourtour de la Méditerranée. À partir du VIe siècle, le Languedoc, la Provence et la Sardaigne deviennent des producteurs de sel. Des salins, développés dans ces régions à partir de cette époque, sont toujours en activité. (source wikipedia)
 

Auteur : SD | 07/01/2012 | 0 commentaire
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