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Le Croisic : Les habitants pénalisés par un PPRL* fort peu crédible

Certains d’entre eux remettent en cause cette parodie d’étude sur le niveau des océans en fonction du climat. Une réunion publique a lieu le 12 juillet à la salle des fêtes. Des spécialistes vous expliqueront les possibilités de révisions. Avec l’exemple ci-dessous les opposants au PPRL démontrent la stupidité de tels arguments.

La digue de protection des marais salants à partir du Traict du Croisic sera-t-elle régulièrement submergée avec le réchauffement climatique ?

Cette digue en perré maçonné de pierres granitiques, reposant sur un talus, date de la fin du XIXème siècle. Lors de la tempête XYNTHIA du 28/02/2010, cette digue s’est rapidement détériorée sur deux brèches importantes et une quarantaine de points de fragilisation.

Ces brèches ont été rapidement colmatées grâce à l’intervention de la région, du département et de la SICAPG, mais la confortation de cette longue digue de plusieurs km continue à faire débat entre les collectivités locales et les représentants des paludiers qui tiennent à préserver leur espace de travail.

La DDTM a retenu qu’un évènement de type XYNTHIA était un risque plus que centennale. Pour les marais salants, le risque le plus probable au cours du XXIème sera, à l’évidence, des submersions de plus en plus fréquentes, à l’étale de pleine mer, lors des grandes marées qui pourraient coïncider avec une zone dépressionnaire et des vents tempétueux de Sud-Ouest.

Mais, avec la cote de référence retenue pour le PPRL 4,82 NGF soit un mètre de plus que le niveau atteint dans le port du Croisic la nuit de XYNTHIA (3,82 NGF), en raison de l'élévation attendue du niveau moyen de l'Océan, c'est l'activité même de tous les paludiers de la presqu'île guérandaise qui sera remise en question.

* Plan de Prévention des Risques Littoraux

03/07/2017 | 18 commentaires

Vos commentaires

#1 - Le 03 juillet 2017 à 23h05 par Climatoréaliste, Le Croisic
Réchauffement refroidissement climatique personne n'en sait rien l'augmentation du niveau de la mer 1mm par an ! on est dans une forme de désinformation totale.Allègre au secours.
#2 - Le 04 juillet 2017 à 15h55 par Marie-Jane Cognais
Tout ceci est très intéressant mais qui sont ces "certains" ? "Certains d’entre eux remettent en cause cette parodie d’étude sur le niveau des océans en fonction du climat."
#3 - Le 05 juillet 2017 à 15h49 par Jean C GUYARD, Le Croisic
La communauté des spécialistes est très partagé sur le réchauffement climatique et le relèvement des océans.
Mais l'histoire nous rappelle que depuis des millénaires toutes les mesures constatent un relèvement du niveau des océans de 1 millimètre par an en moyenne. Qui peut croire que subitement, le relèvement serait d'un mètre: ce qui entraînerait sous quelques années la fin de l’activité économique de la presqu’île(submersion des marais salants)
Pour rappel le niveau d'une marée type XYNTHIA a été atteint en 1910 et 1920, on ne parlait du relèvement actuel, simplement on aurait du se souvenir et sauver des vies humaines.
#4 - Le 06 juillet 2017 à 21h52 par pierre Michaud, Le Croisic
Résidant secondaire je ne crois pas un mot à ce que l'on nous raconte. Pendant ce temps à cause de toutes ces inepties la valeur de nos biens immobiliers baisse.Merci les auteurs de ce PPRL merci aux élus du croisic qui n'ont rien compris.
#5 - Le 08 juillet 2017 à 10h11 par Isabelle
Lors de la tempête Xynthia, des repères ont été posés par les services de la ville sur différents points hauts relevés sur les traces laissées par la montée de la mer. A ceci rien à redire.
L’un de ces repères est situé sur le mur de l’ancienne criée.
Une question se pose : Comment la criée n’a-t’elle pas été inondée alors que son sol est situé bien en dessous du niveau du repère ?
L’on découvre que cela s’explique facilement quand on s’aperçoit que ce repère est faux puisqu’ il est situé 40 cm au dessus de tous les autres qui eux sont tous à la même cote !!!
Tout comme moi, à l’école primaire, on vous a enseigné que l’eau avait une surface plane.
Et bien non, au Croisic, mais au Croisic seulement, à l’étale de pleine mer, l’eau fait une marche de 40cm !!!
Il est bien évident que ce n’est qu’une erreur.
Ce ne serait pas bien grave si ces 40 cm ajoutés à Xynthia en toute impunité ne venaient pas gravement majorer le nombre des maisons impactées.
#6 - Le 08 juillet 2017 à 15h13 par RONDOT Xavier, Le Croisic
Pour répondre à Marie Jane Cognais, je fais peut-être partie des "certains" ? Je ne sais, mais dès 2014, avec des amis, nous nous sommes intéressés à ce dossier "Projet de Prévention des Risques Littoraux" sur notre commune du Croisic. Nous étions conscients que cette question touchait l'économie de la commune : dévaluation des biens immobiliers et augmentations des primes d'assurance...etc...entre autres.

Dans notre argumentaire, trois points principaux étaient contestés, par rapport au projet proposé par les Services de l'Etat :
- Le "niveau marin de référence" : Cette mesure qui devait être la plus haute cote du niveau des eaux, lors de la tempête "XYNTHIA" (conformément aux instructions du Préfet, dans sa lettre du 14 février 2011) était, en fait, de 4.02 NGF dans le projet des services de l'Etat (NGF : nivellement général de la France : repère altimétrique de la métropole).
Tous les témoignages que nous avions recueillis et toutes les mesures effectuées sur le terrain, et certifiées par géomètre, donnaient un niveau des eaux du Croisic, lors de XYNTHIA, qui n'a pas dépassé 3.82 NGF !
- Un éventuel "basculement" des eaux du Traict lors du Jusant, qui occasionnerait une élévation de 20 cm supplémentaires sur les quais du Croisic ! Compte tenu des caractéristiques du Traict (hors d'eau la moitié du temps), cette hypothèse est parfaitement fantaisiste et jamais démontrée, y compris dans les études commandées ^par l'Etat à des Cabinets d'Experts. Dans ces études, seule une élévation, de quelques centimètres du niveau des eaux du Traict pourrait se produire en fond de lagune, par vent de tempête de secteur Ouest. Malgré cela, l'Etat préconise d'ajouter 20 cm au niveau de référence.
Ainsi, par "précaution" les Services de l'Etat préconisent de prendre la cote de 4.22 NGF, comme "cote de référence" pour le projet de PPRL, soit 40 cm de PLUS que la cote des plus hautes eaux, lors de la tempête XYNTHIA, au Croisic ! C'est considérable, en terme de volume d'eau !....
#7 - Le 08 juillet 2017 à 15h38 par RONDOT Xavier, Le Croisic
Suite....Excusez-moi c'est un peu long, mais le sujet est important.......
Le troisième point :
- La nature de l'onde de submersion :
Le troisième point que nous avions soulevé est la nature de l'onde de submersion au Croisic. En effet, sur notre commune,l'onde de submersion ne se produit pas par RUPTURE de digue (comme à la Faute sur Mer). Cette submersion se produit en fin de "flot", elle est lente (courant très faible en fin de flot) et elle est REVERSIBLE, dans l'heure qui suit !
Ces caractéristiques devraient éviter tout "stress" ou panique dans la population. De ce fait, le PPRL doit tenir compte de cela dans ses "contraintes" sur l'habitat (cellule de repli...etc...)
Personnellement, j'ai fait une déposition au Commissaire Enquêteur, lors de l'enquête publique, le 24 février 2016. Ces trois points étaient argumentés dans une note de quatre pages, avec annexes. J'avais cru être "écouté" ce jour là par le commissaire enquêteur.....pauvre naïf que je suis.....
Dans le "retour" de l'Enquête Publique, de quelques centaines de pages (!), il m'a été répondu ("Note écrite par Monsieur Rondot") :
Que l'impact des chocs mécaniques des vagues sur le rivage du Castouillet n'était pas un risque moindre, que la jetée du Tréhic était prise en compte...etc...! Jamais, je n'avais évoqué ces points dans ma déposition ! Par contre, concernant le "basculement des eaux du Traict", il s'agissait d'une "réalité" scientifique ! C'est "sympathique" de recevoir une telle affirmation ! Quel respect pour un citoyen "lambda" que je suis ? Moi qui croyais avoir été "écouté" ! Il n'y a "rien à voir", au suivant !
#8 - Le 08 juillet 2017 à 15h53 par RONDOT Xavier, Le Croisic
Suite "trois" : je récidive !

Nous n'avions jamais évoqué le phénomène de l'élévation du niveau des eaux de l'Océan Atlantique : 40 cm, dans les proches années à venir et 60 cm, en fin de siècle. Nous nous sentions trop peu compétents.
Cependant, tout récemment, les Services du SHOM (Service Hydrographique de la marine à Brest) viennent de diffuser une note montrant que le niveau des eaux de l'Océan Atlantique augmente de l'ordre de 1.03 mm/an depuis plus de 150 ans. Il n'y a aucune accélération dans cet augmentation de niveau.
Ainsi, pour atteindre les 60 cm "officiels", il nous faudra attendre quelques 600 ans....Nous avons le temps de voir venir !
En espérant que cette réunion publique du 12 juillet prochain, permette aux Services de l'Etat de remettre à sa juste place ce principe de "précaution" et de rester dans une véritable sagesse pour toutes les obligations de mises en conformité : il n'y a pas de panique à avoir au Croisic sur la submersion marine ! C'est l'économie de notre commune qui est concernée ! Espérons ?.....
Les ouragans venteux et autres "raz de marée" sont d'un autre domaine et seront TOUJOURS des "imprévus" de la nature qui nous domine.
Bons vent à tous, quand même............
#9 - Le 08 juillet 2017 à 17h52 par Thierry Piou
Les données du SHOM relatives à l’observatoire marégraphique de Saint-Nazaire montrent que de 1863 à 2016 la hausse du niveau marin est de 1,05mm/an. L’accélération de cette élévation est nulle sur les 35 dernières années. (très légèrement négative en réalité).
Les Services du SHOM considèrent que 60 ans d’enregistrement sont raisonnables pour filtrer les contributions cycliques et irrégulières du signal marégraphique. Rappelons à cet effet que les marées océaniques sont très sensibles aux perturbations de l’orbite lunaire, notamment de l’une d’entre-elles dont la période est de 18,6 ans. Il est donc nécessaire d’intégrer le signal marégraphique sur une durée beaucoup plus longue pour tenir compte de cette oscillation.
En conséquence, il est tout à fait illusoire de tirer une quelconque conclusion quant à l’élévation du niveau de la mer sur une durée de 10 ou20 ans, le signal utile étant complètement bruité. Cela revient à peser un nouveau-né avec un pèse-personne.
#10 - Le 08 juillet 2017 à 19h43 par Christian Biaille
Effectivement Madame Isabelle … vous avez parfaitement raison de dénoncer le repère de crue qui a été posé à droite du portail d'entrée de l'ancienne criée.
Il faut savoir que dans le cadre du Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI), cinq repères de crue ont été posés en ville à partir des "laisses de mer" observés sur les murs après la tempête XYNTHIA.
Seul ce repère dit R3 avec une cote de niveau de 4,136 NGF était incohérent avec les autres.
Avec quelques amis, nous avons établi et remis à l'enquête publique un document intitulé :"Détermination de la cote atteinte par la tempête Xynthia sur le port du Croisic".
Sur la base de témoignages et des autres repères cohérents entre eux, nous avons conclu notre rapport de la façon suivante : nous suggérons de retenir comme cote de référence centennale "mesurée et lissée", suivant l’arrêté préfectoral, la cote maximum obtenue dans l’étude soit : 3,82 NGF.
La DDTM s’est permis d’augmenter de 40 cm ce niveau de référence pour les trois raisons suivantes :
- 10 cm en ramenant la surcote de 0,94 m calculée au Croisic à celle mesurée à Saint-Nazaire soit 1,04 m, ceci en ignorant les données du SHOM et de METEO-FRANCE
- 20 cm pour un risque toujours non démontré de basculement des eaux du Trait
- 10 cm pour incertitude de cote dans les ports (déjà prise en compte en retenant 3,82 NGF).
Les conséquences de cette surévaluation de 40 cm dans la cote de référence, sont graves car les plans qui figurent en annexe du PPRL ne correspondent absolument pas à leur appellation XYNTHIA+20 et XYNTHIA+60, trompant ainsi la population concernée sur les vrais risques encourus à court terme comme à long terme.
La pertinence de ce document n'a nullement été contestée par la suite.

Question posée à Monsieur Claude DECKER, adjoint à l'environnement :
Dans la déclaration de sinistre déposée par la Ville du Croisic le 9 mars 2010, seule la capitainerie du port de plaisance a subi des dommages. Quelques traces d'eau ont été observées Salle Jeanne d'Arc mais aucune dans l'ancienne criée.
Les services techniques de la Ville du Croisic ont admis qu’il y avait eu une erreur sur le repère R3 et nous ont confirmé le 9 octobre 2015 que ce repère allait être prochainement retiré.
Pourquoi cela n'a-t-il pas été fait ?
Seriez-vous complice de cette tromperie de 40 cm au détriment de la population croisicaise ?
#11 - Le 09 juillet 2017 à 00h52 par Objectif2020
Je commence à croire depuis quelques temps que la municipalité du Croisic prend ses habitants pour des vache à lait.

Pour rappel, les inondations qui avaient eu lieu il y a quelques années étaient dû à un cumul de phénomènes (vent défavorables, grandes marées...), autant dire quelque chose qui n'arrive que très très rarement (tout comme les 1 m de neige dans les années 80).

Grace à ce PPRL surestimé, tout porte à croire que l'on essaie encore une fois de spolier l'argent des habitants (qu'ils soient principaux ou secondaire), dans cette histoire, il doit bien y avoir quelqu'un à qui profite ce PPRL, reste à savoir qui ?

D'ailleurs, je remercie les personnes qui ont autant de talents pour nous jouer du pipeau à longueur d'années (M. Le Cam, M.Decker ou encore M. Bruneau qui par leur talents particuliers arrive toujours à nous surprendre et être inventifs dans le mauvais sens,

Toutes mes félicitations



En ce moment, une rumeur circule au Croisic concernant la place du 8 mai qui deviendrait payante, voila encore une autre façon pour la commune de remplir ses fonds de tiroir pour ensuite les dépenser n'importe comment alors qu'il y a d'autres priorités comme les routes et pistes cyclables (évoqués par moi-même lors d'un précédent article) par exemple qui pourrait servir dans l'intérêt général et non dans l'intérêt d'une infime quantité de personnes (comme c'est le cas pour la future médiathèque inutile ou encore la salle Jeanne d'Arc dont le batiment se résumé en ce moment à un mur de façade.

Je pense que les réunions estivales de quartiers seront très agitées (à croire que c'est fait exprès de les avoir fait passer à 11h au lieu de 18h pour qu'il y ait le moins de monde possible)

L'intérêt général et du plus grand nombre doit toujours passer au dessus de l'intérêt de quelques uns.

Tout simplement.
#12 - Le 09 juillet 2017 à 10h21 par Christian Biaille
Vous avez dit "recul du trait de côte" Monsieur Decker ?

Dans une note intitulée :" Un retrait important du trait de côte est-il crédible en presqu’ile croisicaise ?" remise en mars 2016 à l'enquête publique, nous avons démontré que le recul prochain du trait de côte de 7 à 10 m, sur la côte sauvage, que nous annonce la DDTM, ne repose sur aucun fondement sérieux. Des chiffres de cet ordre de grandeur se réfèrent plutôt à un temps géologique d’un million d’années.
La géologie des côtes de Loire-Atlantique a fait l’objet d’une étude très sérieuse de la part du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM). Le document de référence est la carte n°479 au 1/50000 SAINT-NAZAIRE, accompagnée d’un livret détaillé. On y reconnait une grande variété de terrains côtiers soumis certes à l’érosion marine mais également à l’apport alluvionnaire des deux grands fleuves que sont la Loire et la Vilaine. On y apprend, notamment, que le substratum de la presqu’île croisicaise est formé de "leucogranite feuilleté à deux micas" particulièrement résistant et datant d’environ 320 millions d’année.
Contrairement à des sites connus à Pornic, Saint-Nazaire ou Piriac, où l'érosion marine est effectivement préoccupante, rien n'indique que cela pourrait être le cas au Croisic.
Qui peut croire une seule seconde que les villas qui se situent côté mer le long de la route côtière devraient être prochainement évacuées ; que l’hôtel de l’Océan ou le Fort de l’Océan, qui viennent d’être rénovés, soient dans l’obligation d’arrêter leur exploitation car leurs clients y seraient en danger ?
Dans le cadre du "Croisic aux couleurs des peintres", la Ville du Croisic a placé à la pointe des meuniers une magnifique peinture de Ferdinand du Puigaudeau représentant la Plage du Sable Menu telle qu'elle était en 1914. On observe, au bout de 103 ans, certes une légère érosion mais aucun recul du trait de côte et un apport appréciable de sable sur la plage ! Il est fort probable que le 21ème siècle reste dans la même continuité ...
Depuis la pointe du Croisic jusqu’au phare du Tréhic, la présence des iles d’Hoédic, Houat, Belle-Ile et de la basse Castouillet ne permet pas à la houle du grand large de parvenir à la côte. Les habitants de la côte entre Saint-Goustan et Port-Val n’ont jamais vu de vagues plus hautes qu’1,50 m de hauteur, même par vents forts de secteur Nord-Ouest.
Pourtant, en réunion publique le 3/02/15 à la Baule, la DDTM annonçait comme une évidence un retrait du trait de côte de 15 mètres sur la côte Nord du Croisic, d’ici la fin du siècle !...

En conclusion, nous avons demandé que les cartes définissant les zones exposées aux aléas d’érosion et les zones exposées aux chocs mécaniques des vagues à échéance 100 ans soient revues en fonction des observations réalistes faites sur le site par les services techniques de la Ville du Croisic et non sur la base d’une "bande d’érosion forfaitaire" absolument non démontrée sur la presqu’île croisicaise.
Ces graves erreurs d'appréciation de l'administration sont extrêmement pénalisantes pour les populations concernées (anxiétés lors des épisodes tempétueux, dévaluation de la valeur des biens immobiliers, …)
#13 - Le 09 juillet 2017 à 16h20 par Thierry Piou
Si le PPRL est entériné en l’état, c’est-à-dire en considérant une élévation de l’Océan de 60 cm d’ici 2100, les Services de l’Etat et les élus ne doivent-ils pas annoncer publiquement que le bassin salicole guérandais est menacé de disparition si les digues de protection ne sont pas rehaussées ?
Qui financera les travaux ? ces derniers seront-ils réalisés dans les quatre ans à venir puisqu’il s’agit du délai imposé aux Croisicais ?
Ou bien ne doivent-ils pas prévenir les paludiers que la valeur marchande de leur exploitation est déjà en péril ?
#14 - Le 14 juillet 2017 à 10h01 par Christian Biaille
Les repères de crue du PAPI

Lors de la réunion publique de ce mercredi 12 juillet à la Salle des fêtes du Croisic, Monsieur Claude Decker, adjoint à l'environnement, a confirmé que le repère de crue posé à droite du portail d'entrée de l'ancienne criée était bien sans objet (en effet, 40 cm plus haut que le repère de crue R4 un peu plus loin sur le port).
L'adjoint a précisé que l'État avait donné son accord pour que ce repère soit retiré.
Sa cote de niveau (4,14 NGF) est pourtant inférieure à la cote que le PPRL prend comme référence pour le PPRL du Croisic (4,22 NGF) avant la prise en compte des effets du réchauffement climatique.
L'État confirme ainsi implicitement la cote de 3,82 NGF déterminée dans le rapport que nous avons établi, avec quelques amis, et remis à l'enquête publique :"Détermination de la cote atteinte par la tempête Xynthia sur le port du Croisic", document qui d'ailleurs n'a subi aucune contestation par la suite de l'administration.

Les expert-géomètres diligentés par CAPALABRI devront-ils maintenant comparer la cote des pièces de vie des maisons impactées du Croisic à la cote de la tempête de référence XYNTHIA (arrêté préfectoral du 14 février 2011) ou à celle indûment majorée de 40 cm par la DDTM ?

Réponse, en fin de réunion mercredi, avec à la question soulevée pour un commerçant du quai de la petite chambre dont le local (niveau 3,62 NGF avec un trottoir à 3,56 NGF) a effectivement été inondé d'une vingtaine de cm la nuit du 28 février 2010.
En suivant les conseils qui lui avaient été promulgués après Xynthia, ce commerçant avait remplacé sa porte d'entrée par une porte à fermeture trois points. En effet, le seul fait de soulever la poignée de la porte vers le haut, assure une parfaite étanchéité à l'air de sa porte et aussi une étanchéité à l'eau sur une cinquantaine de cm environ.
En février 2016, une "vague de submersion" a entraîné une inondation des quais passée quasiment inaperçue. Elle n'a duré en effet qu'une demi-heure et n'a entraîné, grâce à cette nouvelle porte, aucune inondation dans son magasin.
Question posée à un responsable de Cap- Atlantique :
Quels travaux, le PPRL impose-t-il à ce commerçant dans son magasin ?
Réponse : il faut se prémunir en plus contre les 20 cm supplémentaires prévus à court-terme à cause du réchauffement climatique (qui en réalité sera atteint dans 200 ans si le rythme de 1 mm/an se maintient au marégraphe de Saint-Nazaire).
Conclusion : Rien de plus ne peut être réellement imposé à ce commerçant dont le magasin est pourtant classé en zone rouge.
#15 - Le 15 juillet 2017 à 10h03 par Isabelle
Décidemment que de choses contradictoires et incompréhensibles dans ce PPRL ! Pourtant, quelqu’un a dit : « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup !!! » Ou encore : « ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement ! »
S’il n’y a pas de loup, alors expliquez-moi pourquoi les commerces et habitations touchés par Xynthia ne sont pénalisés que sur la cote réelle de Xynthia soit : 3,82 NGF, mais que pour tous les autres, qui n’ont pas été touchés par Xynthia (bien qu’étant limite), on leurs impose péremptoirement une cote de 4,82 NGF en l’an 2100, soit un mètre de plus que la tempête plus que centennale.
Et oui, c’est déjà inscrit dans les actes notariés !!!...
Question :
Vous voulez vous acheter une maison, un commerce, un bien quelconque…a priori, choisiriez-vous le Croisic pour cet investissement ? …où choisirez-vous un lieu plus sûr ? …à votre avis ?
Vous n’irez pas chercher s’il n’y aurait pas quelques grosses erreurs d’appréciation ! (Pour avoir un mètre d’eau, avec 1mm par an il faudra attendre 600ans !!! et encore si rien ne change d’ici là !)
Et benoîtement, on nous affirme que la cote mobilière du Croisic ne sera pas dévaluée…De qui se moque t on ?
Tiens, bizarre, bizarre, à la baule, les restaurants sont toujours sur la plage !!!
A j’oubliais que la Baule est sur un autre océan, bien loin du Croisic !
#16 - Le 15 juillet 2017 à 15h30 par onnenousditpastout
biaille/Decker : vous vous rejoignez au moins sur 2 points parisianisme et incompétence go home please
#17 - Le 17 juillet 2017 à 18h00 par Christian Biaille
Comparaison des cotes du PPRL entre les ports de Pornichet, du Pouliguen et du Croisic

Vous avez raison, Madame Isabelle … de vous poser cette question.
Dans le dossier de concertation avant l'enquête publique, la DDTM a fourni un tableau comparatif avec les données du SHOM pour chaque port.
La cote de marée astronomique pour la marée de 102 de la nuit du 28/02/2017 est quasiment la même pour les trois ports 2,86 NGF au Pouliguen et 2,88 NGF à Pornichet et au Croisic.
À cette valeur, on doit ajouter la surcote qui dépend des conditions climatiques. Elle est la somme de trois facteurs : la pression atmosphérique, l'effet du vent et l'onde cyclonique (exceptionnellement forte pour Xynthia).
Cette surcote est différente pour chaque port mais comme l'onde de marée vient du Sud-Ouest, on peut considérer qu'elle pourrait prendre la même valeur pour les trois ports soit 0,94 m (valeur calculée au Croisic).
Conclusion, le niveau d'eau qui aurait dû être pris en compte pour le PPRL (avant l'effet du réchauffement climatique) devait être quasiment le même pour les trois ports soit 3,82 NGF.
Les repères de crue du PAPI, les seuils des premières maisons non inondées ont permis de vérifier avec succès cette cote au Croisic. Nous ignorons si cela a été fait à Pornichet et au Pouliguen.
Question posée à l'administration et toujours sans réponse :
Pourquoi avoir pris 4,22 NGF au lieu de 3,82 au Croisic et seulement au Croisic ?

Droit de réponse à ONNENOUSDITPASTOUT
Vous avez tout à fait le droit de douter de mes compétences en matière de submersion marine.
Mais peut-être que cela aurait plus correct, puisque vous l'écrivez, de ne pas vous cacher sous un pseudo, si vous-même êtes compétent.
Par contre, le pseudo que vous utilisez se révèle bien à propos :
Savez-vous que depuis 1988, le GIEC nous annonce une élévation du niveau de l'océan, conséquence du réchauffement climatique (dont personne ne doute). Eh bien, l'océan monte imperturbablement de 1mm/an depuis 1863 au marégraphe de Saint-Nazaire et aucune étude scientifique sérieuse ne prouve que cela pourrait changer.
#18 - Le 18 juillet 2017 à 11h07 par Un vieux Croisicais, Le Croisic
PPRL
Après le scandale du chêne centenaire notre chère municipalité se surpasse et cette fois les conséquences sont d'une gravité extrême..
Le 12 au soir les croisicais étaient "convoqués" à une réunion d'information à la salle des fêtes (réhabiliter la salle Jeanne d'Arc est une folie inutile et couteuse )
Réunion d'informations mais surtout pas de discussions ,le sieur Decker représentant la municipalité a prévenu d'emblée l'assistance qu'aucune question sortant du cadre de l'info municipale ne serait tolérée. En d'autres termes toutes questions qui critiqueraient le PPRL étaient exclues.
Bravo pour la concertation!On peut donc obliger les croisicais à faire des travaux inutiles et couteux à leurs frais et à celui du contribuable mais de cela pas question d'en parler. Et pourtant c'est le fond du problème car les NORMES IMPOSEES AU CROISIC SONT IRREALISTES ET FAUSSEES cela a été largement démontré par des études scientifiques très précises que la municipalité a refusé de prendre en compte
Mais tant pis Croisicais vous n'avez qu'à payer : 2 fois , pour vos travaux et en tant que contribuables
La municipalité fait une nouvelle fois la preuve de son incompétence et de son refus de toute concertation.
Croisicais ne vous laissez pas plumer et n'hésitez pas à manifester votre désaccord et votre mécontentement.
PROTESTEZ NOMBREUX.

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