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Le forage de SEM-REV a commencé sur le site du Croisic

Le forage dirigé pour le projet SEM-REV au Croisic qui concerne les énergies marines renouvelables a commencé ce vendredi 16 mars 2012.

SEM-REV est le premier site national d’expérimentation en mer pour les énergies marines renouvelables (EMR). Aujourd’hui, le site est doté d’une puissance nominale de huit MégaWatt ce qui lui permettra au-delà d’être un site houlomoteur d’être un site multi-technologies. Aujourd’hui, sur une longueur de 330 mètres sous l’estran de la côte sauvage,  le forage a commencé pour permettre de dérouler le câble électrique sur 23 kilomètres sous la mer.

Ce projet est porté par l’École Centrale de Nantes, le Laboratoire d’Hydrodynamique d’Énergétique et d’Environnement Atmosphérique ainsi que le CNRS. C’est un site sur lequel des machines vont être testées. Il ne s’agit pas d’un site de production mais d’une concession pour 20 ans afin de tester des prototypes de machines concernant les Énergies Marines Renouvelables. Le site d’expérimentation est situé à peu près deux fois plus loin que le projet d’éoliennes en mer sur le banc de Guérande. Il pourra accueillir quatre prototypes.
Le câble posé, de 8,5 cm de diamètre, triphasé, avec le réseau fibre optique, pèse 91 kg/m. Sa pose sera intégralement terminée d’ici la fin du mois de juin. Des tests seront effectués en juillet-août pour un raccordement en septembre 2012 avec le réseau ERDF et sera capable de transporter 8 MW*. Le site d’expérimentation SEM-REV pourra aussi  accueillir les premiers prototypes dès octobre 2012 .
Ce projet de plus de 14 millions d’euros est financé par plusieurs partenaires notamment la Région Pays de Loire à hauteur de 9 millions d’euros, l’État à hauteur de 1,6 million d’euros et le département pour 0,65 million d’euros.
À ce propos Bernard Deniaud, Vice-président délégué au développement économique et à l’innovation du conseil général souligne « Dès le début du projet, le département a tenu a s’engager sur cette expérimentation. Nous sommes dans un déficit énergétique sur le grand ouest et nous devons entrer dans ce chantier des EMR pour aller dans le sens d’une plus grande autonomie et conforter un grand projet industriel qui intéresse le territoire de Loire Atlantique. Il nous appartient d’encourager toutes les initiatives prises sur le territoire qui déboucheront je l’espère sur un grand projet énergétique. C’est la ré-industrialisation de notre région ! ».
Christophe Clergeau, Président de la commission Économie - innovation - enseignement supérieur et recherche du conseil régional ajoute « Souvent on en parle comme projet, ce qui est intéressant c’est qu’on voit des choses concrètes aujourd’hui. On parle beaucoup de l’éolien posé mais nous avons beaucoup d’autres technologies. La stratégie des Pays de Loire c’est bien de développer toute la gamme des EMR. l’IRT Jules Verne c’est bien l’idée de penser les choses, de les préparer et avec le site d’expérimentation de tester les prototypes. Il s’agit ici d’un site national, on est au cœur du dispositif national et il faut en prendre conscience car les réflexions sur les EMR vont se concentrer sur le site du Croisic ».
Il expliquera également qu’entre aujourd’hui et 2015, la région à travers ses collectivités locales s’apprête à engager entre 150 et 200 millions d’euros sur les EMR dans le bassin Nantes/Saint-Nazaire.
Le préfet Jean Daubigny conclura par « C’est ici et c’est maintenant ! On est quand même dans une période où les projets d’intérêt général se heurtent à des difficultés et je salue aujourd’hui les volontés présentes. Il va y avoir une multiplication d’initiatives et de réalisations qui va cadencer le paysage. Il n’y a pas de distinction en la matière entre recherche, développement et industriel. Il s’agit d’enjeux mondiaux dans lesquels la République française s’est engagée pour devenir moteur ».

*En comparaison,l’éolienne géante Haliade testée sur le site du Carnet devrait produire 6 MW

 Relire : http://www.labaule-infos.net/le-champ-electrique-des-vagues-29-55-576.html

Jean Daubigny
Jean Daubigny
Auteur : SD | 17/03/2012 | 4 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 18 mars 2012 à 07h07 par Clyde, Le Croisic
Simple question ou remarque, sur le fait de commencer des travaux au début des vacances de paques prochaines pour quelques mois, en bloquant ainsi un parking et des sanitaires. Je crois savoir que le conseil municipal a autorisé les travaux le dimanche.
Si le dimanche et les semaines suivantes le bruit engendré par ces travaux est de même niveau qu'actuellement,il ne sera pas trés agréable d'aller à la plage des Sables Menus, se reposer ou bricoler dans son jardin.
Il n'est bien sur pas question de remettre ce projet en cause, mais simplement de faire encore la remarque de la planification des travaux en régle générale.

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#2 - Le 19 mars 2012 à 18h59 par petit monsieur, Le Croisic
Ce site est construit pour tester des appareils produisant de l'énergie à partir de la houle.
Ces appareils, ou houlomètre, sont, dans le cas d'engins de pleine mer, pas beaucoup plus haut qu'un bateau de pêche.
Hors, on parle d'utiliser ce site d'essai pour tester des éoliennes flottantes.
Éoliennes qui seront beaucoup plus hautes qu'un houlomètre.
Seront elles visibles de la côte ?
#3 - Le 21 mars 2012 à 16h57 par ROBERT , Les Echelles En Savoie
je suis pour les ressources mais ne vas ton pas défigurer ce cite des sable menu ce coin remarquable comme la fait le pétrole cela serait très dommageable pour le CROISIC si les ancêtre revenais il ne reconnaîtrait plus leur ville pierre
#4 - Le 30 mai 2012 à 11h04 par osons
Tout le monde est pour les énergies renouvelables. Mais pas de bruit, pas de travail le week-end (on fait notre partie de pétanque), pas de transformation de notre chez soi (on est si bien entre nous), et de préférence chez le voisin (lui, on s'en moque). Les activités humaines et de recherche qui n’engendrent peu d’impact sur notre environnement sont rares. Le progrès, c’est aussi bousculer les habitudes. A la phrase « si les ancêtre revenais il ne reconnaîtrait plus leur ville pierre ». Je préfère « si les générations futures regardent le passé, je ne voudrais pas qu’elles me demandent : qu’avez-vous fait de votre époque ? ». Mais ma remarque doit-être générationnelle...

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