Le Croisic Infos

Modélisme naval

Le Croisic a des airs de Croisette, sans vedettes, mais avec des maquettes.

C’est parti pour la traditionnelle exposition estivale du club de modélisme intercommunal du Croisic.
Pour le vacancier-visiteur lambda qui foule les quais du Croisic, l’exposition (gratuite) de maquettes de bateaux reste un vrai plaisir, sorte de cadeau-surprise et pour l’amateur éclairé, un vrai ressenti du savoir-faire présenté.
 

Du monde devant les haubans

Certes, l’exposition est un peu galvaudée aux heures de pointe où l’on se bouscule dans les deux pièces de la salle Jeanne d’Arc. Difficile de tout voir, de tout apprécier et de détailler, ça se presse derrière…
Les organisateurs ont pourtant anticipé (plus de 20 000 entrées en un mois en 2011), en mettant en place une visite fléchée ; histoire de ne pas mettre le chaos dans les haubans : « Julien, tu ne touches à rien, tu vois, c’est marqué sur les panneaux et fais attention avec ta glace ».
Rien n’a changé ou presque depuis la dernière fois. Si, de nouvelles maquettes et puis, bien sûr, les habitués du lieu reconnaissent, sans doute, les visages des adhérents qui veillent au grain. Toujours aussi « gosses » dans leurs têtes et avides de donner des détails : « Vous voyez, la coque de ce bateau (L’Argonaute) est faite en papier mâché, recouverte ensuite de gelcoat* ».
Alors, on regarde avec les yeux, on pose des questions « Oui, Madame, celui-ci, il est radio-commandé, il navigue, on peut même tirer des bords, mais, là, j’ai cassé une drisse, alors, il faut réparer ».
 

Des jeunes coques

On « dérive » un peu cette année avec la présentation d’un hydravion et d’un planeur. Mais les répliques de vieilles coques restent un enchantement pour les yeux. On rêve parfois d’être une fourmi pour arpenter les ponts, hisser une voile en tirant sur un bout ou manœuvrer le gouvernail.
Dans ce monde du détail parfait, on reste toujours un peu baba devant la réalisation de moteurs à vapeur « C’est beau le cuivre et le laiton, non ? ». On ne va pas dire le contraire, ou devant une fiche technique, exemple pour cette chaloupe canonnière, 1,30 m de long, 12 kg.
Son ensemble est radio-commandé et peut mettre à l’eau les chaloupes. Le canon est fonctionnel avec rotation et tir. On peut allumer un projecteur et les feux de signalisation. Elle possède un gouvernail de direction et les commandes moteur permettent une inversion marche avant/arrière. (Maquette de G. Laloue).

Répliques à l’échelle

Il devient indécent de leur demander le temps passé sur leurs bébés à ces « maquetteurs ». C’est bien connu quand on aime, on ne compte pas. Certes, mais, la cinquantaine d’adhérents est plutôt partageuse, encore une fois dans la fierté et l’envie de parler de ce hobby dévorant qui les fait se réunir toute l’année dans cette salle. Salle où se cache aussi un atelier, sorte de laboratoire de recherche, d’études et de trouvailles-bricolage de haute précision.
Travail sur plan, ou libre interprétation, tout est possible, juste des respects d’échelle. Le reste n’est qu’une affaire de patience. Elle est forcément récompensée à sa juste valeur, au fil des années, par la satisfaction du travail bien fait et par le nombre de visiteurs qui envahissent l’endroit à chaque exposition, à faire pâlir certains musées…

Si l’entrée est libre, il n’est pas interdit de déposer une petite pièce à l’échelle 1 à la sortie…

*Gelcoat : Matériau à base de résine thermodurcissable.

Pratique :

jusqu’au 15 août, salle Jeanne d’Arc, 2 quai du Lénigo,
de 15 h 00 à 19 h 00 j
http://lecroisicmodelisme.weebly.com/index.html

 

Auteur : JRC | 16/07/2012 | 0 commentaire
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