Le Croisic Infos

Petite Cité de Caractère : de l’appellation au label national

C’est au Croisic que s’est tenu le congrès des maires des petites cités de caractère des Pays de Loire vendredi dernier. Une trentaine d’élus ont fait le déplacement pour parler des projets à mettre en place dans le cadre de la reconnaissance de l’appellation en label. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des réformes de la politique touristique française.

L’appellation « Petite cité de caractère » (PCC) compte en Loire-Atlantique deux communes : Piriac-sur-mer et Le Croisic. Elles sont au nombre de 39 en Pays de Loire. Aujourd’hui, l’appellation qui regroupe un réseau d’associations départementales doit se munir d’une nouvelle méthodologie pour faire reconnaître son caractère unique et devenir un véritable label. Pour ce faire, la ville du Croisic a accueilli vendredi 21 octobre le congrès des maires des PCC des Pays de Loire qui ont pu toute la journée travailler sous forme de tables rondes.

Une volonté de fédérer
L’appellation « Petite Cité de Caractère » est décernée à des communes de moins de 6 000 habitants, qui ont mis en place une protection au titre des monuments historiques, ou une Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP) ou intégré dans leur politique un Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur. Cette appellation, avec une charte de qualité nationale, sous tutelle de l’État permet notamment de renouveler des contrats de restauration du patrimoine avec la Région et/ou le Département, souvent partenaires des réseaux PCC. Aujourd’hui, les PCC ont la volonté de fédérer un véritable réseau autour d’un label national reconnu par le Ministère du Tourisme. Le réseau des PCC des Pays de Loire se porte candidat pour devenir un observatoire de la Région. La réforme générale des politiques publiques en cours modifie la dynamique qui se passe plutôt au niveau régional aujourd’hui, raison pour laquelle le réseau souhaiterait passer une convention de partenariat avec la région afin de faire un inventaire patrimonial des petites cités de caractère. Il se propose également d’harmoniser le logo qui jusque-là est différent d’un département à l’autre. Les maires des Pays de Loire n’ont pas manqué de féliciter l’association départementale de Loire-Atlantique, présidée par Madame Cottin, pour la qualité de son logo, déjà repris dans d’autres régions !
Certains à juste titre se sont inquiétés du devenir des associations départementales dans la fusion régionale préconisée. Jackie Goulet, Président de l’association « Petite Cité de Caractère » du Maine et Loire, rappelle que les associations départementales continueront de fonctionner dans un premier temps et qu’il y aura dans un second temps des pistes de réflexion chaque trimestre qui permettront de faire remonter l’information au niveau régional. « L’objectif est de mutualiser les dépenses en travaillant dans l’espace régional ». En effet, la région s’investit financièrement dans l’association régionale. Sur un budget 2012 de 205 000 euros, la région apporte environ 80 000 euros répartis entre les salaires des agents, les architectes du patrimoine et l’animation nécessaire pour la reconnaissance d’une petite cité de caractère.

Un label national
Patrick Toularastel, chargé de mission du label national des « Petite Cité de Caractère », souligne qu’aujourd’hui, même si la charte de qualité est nationale, « Petite Cité de Caractère » n’est pas un label mais une simple appellation. Chaque réseau régional à ce jour est une confédération avec son identité propre. À l’entendre, tous les réseaux régionaux ne sont pas en adéquation avec les PCC France, particulièrement le réseau franc-comtois qui vient de déposer à l’INPI le nom de « Confédération Internationale des Cités et Villages de Caractère ». Un petit dans le dos, de quoi semer la discorde !
Patrick Toularastel insiste sur le fait qu’il va falloir protéger l’appellation au niveau national en y intégrant des critères scientifiques sinon demain l’appellation « Petite Cité de Caractère » sera dévoyée et il n’y aura plus de tutelle de l’État. Une tuile qui pourrait tomber malgré le travail accompli depuis plusieurs années.
 

Auteur : SD | 24/10/2011 | 0 commentaire
Article précédent : « Water world* »
Article suivant : « Nouvelle loi sur les hébergements touristiques : l’office de tourisme prend les devants »

Laisser un commentaire

*

*

*

*

Les champs marqués d'une étoile sont obligatoires

Media Web 136, avenue des Ondines 44500 La Baule
www.media-web.fr  |   Nous contacter