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Stéphane Le Gars court après l’aventure sportive et humaine

Licencié au Running Club Le Croisic, Stéphane Le Gars fait partie de ces sportifs accomplis et discrets qui consacrent leurs vies à leur passion. Au-delà de la compétition, le coureur de fond parcoure le monde, avec ses baskets, à la recherche de sensations et de rencontres. C’est sur ses centaines de diapositives qu’il témoigne le mieux de son expérience. A l’automne dernier, il participait à un raid en Ouzbékistan où il s’est classé 8ème. A 49 ans, il entend encore parcourir les plus beaux chemins vers l’exploit sportif, à la découverte d’autres cultures.

Stéphane Le Gars est un « fondu » de sport, « tout d’abord de football et de vélo », pour ensuite mieux tracer sa voie dans les courses de longue haleine. A l’arrivée, il aura réussi la parfaite harmonie de ses deux passions : faire du sport et voyager. Du temps de son  apogée physique, il a parcouru les marathons de New-York, Chicago, Londres, Los Angeles, Rome et encore Paris en 2 h 45, il a gravit quelques-uns des plus beaux sommets en Amérique du Sud ou encore le Kilimanjaro en Afrique. Et puis vinrent les courses à étapes à l’étranger : la Chine, la Thaïlande, et dernièrement, l’Ouzbékistan.
Du 23 octobre au 3 novembre, en 8 étapes, il a traversé ce pays et garde un formidable souvenir sportif et humain. « On se retrouve souvent avec d’autres coureurs sur ce type de courses », explique-t-il. Mieux encore, la rencontre avec la population locale : « Les gens sont très accueillants. Ils sont curieux et hospitaliers. Parfois, ils nous offraient du pain et du thé. C’est vraiment bon d’associer la performance sportive avec ce petit rapport humain que l’on arrive à avoir ». Aussi, le Croisicais, qui a fait une grande partie de sa carrière professionnelle à Paris (cuisinier) et qui est revenu au Croisic il y a 5 ans, a réalisé un rêve. « Je voulais voir Samarkande, c’est mythique. J’y suis allé un peu pour ça et je n’ai pas été déçu ! », ajoute  t-il.
Côté compétition, Stéphane, à l’aube de son demi-siècle, n’a pas à rougir. Sur 93 participants, il a fini 8ème, et par deux fois, il fini 3ème d’une étape ! Evidemment, il ne fait pas ça pour l’argent, il n’y a pas de prime : « Si c’était le cas, il y aurait de nombreux coureurs Africains, la course serait dénaturée et on aurait plus notre place ». Aussi, courir le monde pour gravir les montagnes, franchir les déserts, passer devant des monuments magnifiques et imposants, traverser villes et villages, terres agricoles, a un coût. « Je travaille pour cela. Je peux me le permettre car je suis célibataire. Presque toute ma paie passe là-dedans », explique-t-il. Néanmoins, pour son aventure en Ouzbékistan, Stéphane Le Gars a reçu un petit soutien financier de la municipalité. Un juste retour des choses pour celui qui promène son maillot du Croisic aux quatre coins du monde.
Enfin, passionné de photo, Stéphane Le Gars ramène des ses courses des séries de photos tout à fait remarquables. Lors de l’assemblée générale du Running Club, il a fait profiter l’assistance d’un petit reportage, saisissant de beauté.
D’ici à la fin de l’année, il va courir avec les autres Croisicais du club lors des courses régionales. Mais il se prépare déjà à un nouveau départ : « Ce sera moins loin et plus court cette fois ! », promet-il.

Auteur : Yoan | 19/03/2010 | 0 commentaire
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